LexCy(que)

Pronom personnel attaché à on



Cy Jung — Pronom personnel attaché à on

Ma phrase [*] : On les prend tous contre nous, des larmes plein les yeux.

J’ai découvert, à l’occasion de l’article du LexCy(que) que j’ai consacré à « On / l’on » que je dérogeais sans doute aux règles qui entourent le choix du pronom personnel qui est attaché à « on » selon les circonstances (grammaticales). L’article du Grevisse « Observations diverses sur on » [§754] indique que « S’il faut exprimer un pronom personnel (se et soi étant exclus) ou un possessif renvoyant à on pris dans le sens indéfini, on se sert, soit de nous, notre (…) soit de vous, votre. » Et plus loin. « Si le pronom personnel est complément du verbe dont on est le sujet, on emploie se et soi. »
Tout semble donc dépendre du rapport grammatical entre « on » et le pronom personnel… J’ai ainsi consacré ma matinée de travail du 12 février 2012 à reprendre l’intégralité de mes Feuillets, écrit en « on », pour voir si j’usais correctement du « nous », considérant que je suis déjà revenue plusieurs fois sur ce point, notamment pour les verbes pronominaux où j’ai remplacé le « nous » par « se » le 2 février dernier.

Dès la première phrase trouvée, j’ai eu un souci.
« On nous avait parlé d’un couloir, d’une porte, d’un passage, d’une rivière, d’un désert à traverser, d’une oasis, d’une destination à trouver. » « Nous » n’est-il pas ici « complément du verbe dont on est le sujet » ? Et pourtant, je n’imagine pas mettre ici « se » ou « soi »… Est-ce ici que la parenthèse « (se et soi étant exclus) » prend son sens ?
Quant à ma phrase du jour… Je ne sais pas et laisse cet article du LexCy(que) en suspens.

J’y reviens, à l’occasion de mon Feuillet du 2 septembre 2012. J’hésite sur « On attend notre tour. »
Ici, il me semble que les deux sont possibles, « son » et « notre » mais que cela infléchit le sens de la phrase. Je modifie provisoirement en « son » ; je préfère, à l’instant. Cela résonne un peu comme une sentence qui va bien à mon texte.
Je fais une nouvelle recherche et trouve « On la voudrait pour soi. » qui me va très bien. J’en profite pour corriger ma phrase initiale en « On les prend tous contre soi (…). » sans maîtriser le choix de la forme… Je publie donc cet article du LexCy(que) toujours en suspens et l’envoie à Pascale, déjà avide de ses éclaircissements.

Note (12 octobre 2012) : Dans mon Feuillet du 3 octobre 2012, je trouve : « On va devoir nous en extraire par nous-mêmes à moins que notre destination n’ait rien à voir avec la matière telle qu’on l’a connue. » Je modifie en « On va devoir s’en extraire par soi-même à moins que notre destination n’ait rien à voir avec la matière telle qu’on l’a connue. »


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[*Phrase extraite des Feuillets de Cy Jung, « V04-17 avril 2012 ».


Information publiée le vendredi 12 octobre 2012.

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