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[La Cocotte enchantée] 1er dimanche de l’Avent



Cy Jung — [La Cocotte enchantée] 1er dimanche de l'AventPeut-être est-il nécessaire de situer l’Avent dont nous célébrons aujourd’hui le premier dimanche tant l’impiété règne sur ce site en dépit des efforts de la Cocotte enchantée pour nous initier aux vertus de la foi ? Pour dire — n’ayons pas honte —, il a même été question ici d’ « Avant » en lieu et place de l’Avent, coquille vite corrigée grâce à l’intervention rapide d’une internaute digne de foi. L’ « avant », comme ce qui précède, avons-nous cru alors qu’il s’agit bien de l’ « Avent » du latin « adventus », « arrivée, venue de Jésus ».
Quelle bévue ! Un petit passage par le portail de l’Église catholique s’impose : « L’Avent est la période durant laquelle les fidèles se préparent à célébrer simultanément la venue du Christ à Bethléem il y a deux mille ans, sa venue dans le coeur des hommes de tout temps et son avènement dans la gloire à la fin des temps : « Il est venu, Il vient, Il reviendra ! » (…) Chacun est appelé à la vigilance et au changement de vie. La parole des Prophètes, qui retentit en chaque liturgie dominicale de l’Avent, redit la nécessité de la conversion et de la préparation du cœur (…). »
Et les infidèles, pendant ce temps, ils font quoi ? Si l’on en croit l’effervescence dans nos rues, ils font du shopping. Les fidèles aussi, sans doute. Un peu moins… Pouvons-nous l’espérer ? Ce n’est pas si sûr. Heureusement, la Cocotte enchantée nous montre le chemin, même si on la sent minée par le climat ambiant qui ne garde de l’esprit de Noël que quelques fanfreluches cherchant à masquer les oripeaux du contrat social. Son cœur est prêt, de toute façon, à accueillir Jésus en toutes circonstances. Reste à y mettre un peu de joie. Pas si facile… La Cocotte est comme chacun de nous, partagée entre l’envie de croire en le Père Noël et la conviction qu’il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark.
Oui, le Danemark n’est pas si loin tant les princes se bousculent au pied de l’échafaud ! Notre Cocotte elle-même ne trouve en sa Gamelle que cordes pour les pendre et en son Chaudron dague qui découpe ses illusions pourtant perdues depuis longtemps au fond de la Bassine à confiture. Que reste-t-il alors de l’amour dont sa foi a besoin pour creuser la mangeoire où Marie déposera son nouveau-né ? Il reste la Tisanière où Rosalie infuse, et la Bouilloire où l’amitié produit ses vapeurs.
Le voilà, le fol espoir, celui qui nous dirait qu’en nos cœurs Jésus peut venir, comme en la République la justice sociale peut exister. Chiche ?
À plus !

Information publiée le dimanche 30 novembre 2014.

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