Blogue — La Cocotte enchantée

[La Cocotte enchantée] 2e dimanche de l’Avent



Eh bien ! quelle semaine. Pour qui rêvait d’une irrésistible ascension vers l’euphorie qui mènerait nos cœurs jusqu’à l’avènement dans un renoncement à l’adversité, la réalité semble tout autre. On vous avait prévenus que Noël ne serait pas une sinécure. De là à mettre en scène les affres du bonheur, celui que l’on gâche par manque de courage, il y a une marge qu’a franchie la Cocotte enchantée, aussi prompte à galvauder l’amour qu’à prier Jésus.
Est-ce finalement un paradoxe ? Sidonie l’avait fait remarquer. Tant de bonheur dans la vie de notre Cocotte frisait l’indécence, pour celles et ceux qui voient en ce foutu bonheur de l’autre une menace sur la légitimité de leur souffrance. Mais cela n’existe pas des gens pareils, pas au pays de la Cocotte en tout cas ! Pourquoi alors ce drame, inutile par nature, cette capacité à détruire qui éclot comme une grenade à fragmentation sur un combattant de la liberté ?
Non, cela n’existe pas ; l’amour et la paix règnent ici. Et ce 2e dimanche de l’Avent en apporte la preuve. C’est le cœur léger que nous pouvons reprendre cette lecture :

« Consolez, consolez mon peuple,
« – dit votre Dieu –
« parlez au cœur de Jérusalem.
« Proclamez que son service est accompli,
« que son crime est expié,
« qu’elle a reçu de la main du Seigneur
« le double pour toutes ses fautes.
 » (Is 40, 1-5.9-11)


Consolez, consolez Rosalie — dit Germaine —, parlez au cœur de la Cocotte, proclamez que le pardon est accompli, que sa couardise est expiée, qu’elle a reçu les coups de bec de Jo, le double pour sa peur d’aimer. Et voilà comment la Cocotte sort de quatre jours dans les abysses de la Gamelle et qu’elle retrouve enfin le doux effluve de la Tisanière.
Ô ! Cocotte. Que ta joie demeure. Ta peur du bonheur nous est si délétère. On a tant besoin de croire en l’amour. Croire ? Agir en l’amour. Chiche ?
À plus !

Information publiée le dimanche 7 décembre 2014.

Version imprimable de cet article Version imprimable





Chronique précédente / Chronique suivante
Retour à toutes les chroniques



Les vingt derniers articles publiés sur le site de Cy Jung sont ici





Si vous êtes éditeur,
découvrez les manuscrits de Cy Jung
ici.