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[La Cocotte enchantée] 29e dimanche du temps ordinaire



Cy Jung — [La Cocotte enchantée] 29e dimanche du temps ordinaireNous sommes plus loin de Pentecôte que de Noël mais nous allons pourtant nous intéresser à cette Messe du couronnement que Mozart a écrit en l’honneur de la fête du Couronnement de la Vierge miraculeuse du sanctuaire baroque de Maria Plain en Autriche. Cela change des Écritures et puis, avec le froid qu’il fait, chanter réchauffe.
Qu’en dire ?
Que cette messe-là ne vaut pas tripette ?
Ce ne serait pas gentil pour Mozart qui pleurait alors sa mère et a mis son chagrin dans sa musique. Cela se sent. C’est un peu pompeux et cela manque de subtilité, voire de joie. Et puis, il était bien jeune encore. On lui pardonne. Forcément. C’est Mozart, tout de même. Et puis la Cocotte enchantée était en si bonne compagnie pour écouter ce chant qu’il résonne encore en son Wok.

« Sanctus, Sanctus, Sanctus Dóminus, Deus Sábaoth !
« Pleni sunt caeli et terra glória tua.
« Hosánna in excélsis !
« Benedictus qui venit in nómine Dómini.
« Hosánna in excélsis ! »

Les paroles sont si jolies en latin. Mieux vaut ne pas traduire, on en reviendrait à évoquer l’existence de Dieu et à poser la question de la foi. On l’économise, toujours, la foi, pour accéder directement à la joie ce qui est sans doute un peu présomptueux. Face à Dieu, ne faut-il pas l’être pour exister ? On relève la tête. On ouvre les épaules. On respire avec le ventre. On laisse Mozart nous enchanter, avec cette messe ou autre chose ?

« Welche Freude ist wohl größer,
« Freund Tamino hört uns schon,
« hieher kam der Flötenton.
« Welch ein Glück, wenn ich ihn finde,
« nur geschwinde, nur geschwinde ! »*

Oh ! Oui. Jo ! Chante la partition de la Flûte enchantée ! Emporte-nous dans ce royaume où la musique porte à l’amour au seul son de ce que chacun donne ! Sortons notre Cocotte tout aussi enchantée de ce Couscoussier et de ce Chaudron où la course à l’échalote casse l’ambiance, et même de la Tisanière où le fumet de l’amour cache mal les vicissitudes de ce monde en crise permanente.
Chantons ! Donnons de la voix ! Dans quelques semaines, on vote. Au vu de l’ambiance générale, on a intérêt à s’entraîner ; sinon, on risque de malencontreusement se taire ce jour-là. Non ! Chantons ! Il fait si froid.
À plus !

* « Y a-t-il une joie plus grande ? Notre ami Tamino nous entend ; le son de sa flûte est parvenu jusqu’à nous. Quel bonheur de le retrouver, mais que ce soit bientôt, que ce soit bientôt. »

Information publiée le dimanche 18 octobre 2015.

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