[e-criture]

[#39] L’homme qui regrette son achat (V-01)



Cy Jung — [#17] L'homme qui regrette son achat (V-01)

[Le prétexte] Je vais aux commissions avec Caddie. Sur un trottoir, je croise un homme et l’entends dire.
— Je n’aurais jamais dû acheter cette merde !
Je me retourne très vite avec l’espoir de connaître l’objet de son exaspération. Il est déjà loin.


Petit rappel liminaire

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[La nouvelle]
Le jour se lève. Étienne est debout devant la fenêtre. Il n’a pas dormi. Il est resté là toute la nuit à regarder les lueurs de la ville, la rue mal éclairée, les fenêtres qui s’allument et s’éteignent, le néon d’un hôtel, plus loin, qui clignote. Il a cherché des yeux une lumière qui le ramène au monde. Il n’a pas trouvé. Le soleil passe l’horizon. Étienne sourit. L’heure approche. Il est prêt. Le soleil n’y peut plus rien. Étienne l’observe qui monte dans le ciel. C’est vrai que le spectacle est plaisant même si les immeubles en face sont pourris. Il ne vaut pourtant pas de renoncer. Il est trop tard. Plus rien ne peut le rattraper. Étienne est déjà hors de portée.
Il répète le programme dans sa tête. Tout est minuté. Il sortira au dernier moment. Il ne doit prendre aucun risque. Tant qu’il est derrière cette fenêtre, rien ne peut l’atteindre. Dehors, il sera à chaque instant en danger. Il va recevoir un texto sur le téléphone qu’il devra jeter dans les égouts, pas dans une poubelle. C’est vulnérable, une poubelle. Les égouts, cela avale tout, comme ce monde auquel il se dérobe. Étienne n’appartient plus qu’à lui-même. Il est une suite d’actions qu’il doit exécuter dans l’ordre pour que l’opération réussisse. Il a tout appris par cœur, répété les gestes mille fois. Mettre la ceinture. La cacher sous une chemise. Enfiler une veste par-dessus. Nouer avec précision la cravate. Vérifier le sac informatique à roulettes qui contient le reste du matériel. Actionner l’interrupteur. Sortir. Prendre le bus. Attendre le texto. Rejoindre l’objectif. Étienne sent l’impatience monter. Il s’est tellement préparé à ce jour qu’il voudrait en retenir chaque minute, ne pas manquer d’apprécier la fraction de seconde où le fracas va commencer puis s’éteindre en même temps que lui.
Dans la rue, une agitation particulière attire son attention. Des personnes crient. Étienne se tend. Il recule un peu pour s’assurer que l’on ne peut pas le voir d’en bas. Le tumulte s’apaise aussi vite qu’il a commencé. Étienne respire. Il doit rester concentré, se protéger sans éprouver la peur. Son estomac gargouille. Étienne n’a pourtant pas faim. Il doit manger. Il a besoin de toute sa lucidité. Il a appris dans la jungle que la soif et la faim perturbent l’entendement. Manger. Boire. C’est aussi important que l’organisation. Il regarde sa montre. Il a encore trois heures devant lui avant de quitter l’appartement. Dans la cuisine, il reste deux portions de nouilles chinoises et un demi-paquet de BN au chocolat. Étienne sourit. Le compte était bon. Il ne laissera rien derrière lui. Tout va brûler. Le vieux monde est un brasier. Il ne faut pas chercher à l’éteindre. L’Ordre natif germera de ses cendres. Grand y veille.
Il n’y a de Grand que Grand.
À cette pensée, Étienne pose sa fourchette sur la table et la paume de sa main droite sur son cœur. Une onde de félicité le parcourt comme à chaque fois qu’il songe au commandeur de l’Ordre natif. Il connaît tous ses écrits. Il les psalmodie de mémoire jusqu’à ne faire plus qu’un avec cette pensée fulgurante qui détient la vérité de l’être. C’est pour cela qu’Étienne mange ces nouilles chinoises à cuisson instantanée au même goût de vomi que le vieux monde en délitement. C’est pour cela qu’il est fier du feu qu’il va allumer, un feu qui purifiera et permettra la renaissance de l’Ordre natif qui seul peut sauver ce qu’il restera alors du genre humain.
Étienne reprend sa fourchette et finit ses nouilles. Les BN au chocolat lui sont plus agréables au palais. Question de culture, sans doute. Il en garde la moitié pour tout à l’heure. Cela lui donnera une contenance en attendant de passer à l’action. Qui se méfie d’un homme en train de manger des biscuits pour gosses ? Étienne amorce un sourire. C’est si facile, finalement, de se fondre dans une foule, d’avoir l’air de rien. La police est impuissante. Elle cherche toujours ce qui semble inhabituel, différent. La riposte est simple : être pareil. Le plus dur, pour Étienne, a été de faire correctement un nœud de cravate. C’est idiot, mais c’est comme ça. Il a longtemps eu un blocage jusqu’à ce qu’un compagnon lui lance :
— Tu veux une chemise col-de-tapette ? Tu n’auras pas de nœud à faire.
C’était hors de question. Déjà qu’Étienne ne trouvait pas le costume très viril, s’il avait dû porter une chemise rose col Mao, il aurait dû refuser. Il aurait d’ailleurs préféré une tenue de sport un peu chic, avec un polo et des chaussures de golf. Cela n’aurait pas collé avec le lieu de l’attaque qu’il ne connaît pas de manière précise mais qu’il sait se situer sur la ligne A du RER. La Défense ? Auber ? Les Halles ? Gare de Lyon ? Il a étudié et visité les quatre sites. Aucun ne lui fera de difficulté. Sa seule crainte sont les pannes récurrentes sur la ligne A même si elles avèrent l’impératif d’agir. En cas de pépin, le temps sera contre lui.
Il se lève sans débarrasser la table et retourne vers la fenêtre. Son portable vibre. Il lit le texto qui s’affiche. Deux lettres. « Va ». Aucun nom de destinataire n’apparaît. Étienne sait pourtant d’où vient l’encouragement. Cela le touche. Il grimace. Ce n’est pas bon que quelque chose le touche. Il s’y refuse. L’émotion est pire que la police et les services de renseignements réunis. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard s’il a rompu avec sa famille, ses amis et, dans son groupe, chacun prend soin de ne pas s’attacher aux autres. Ils sont cinq. Ils ne se sont jamais vus tous ensemble. Il ne faut pas créer des liens. Ils sont cinq, c’est tout, comme les doigts d’une main. Chacun a une tâche à accomplir. Chacun l’accomplira et la mission sera remplie. Il n’est pas besoin d’être pote pour cela.
Étienne n’a jamais vraiment eu de potes. Il aime la solitude. Quant à ses parents, ils ne se parlaient jamais. Autant partir. Autant n’aimer personne. Qui le regrettera ? Grand, peut-être, qui vient de lui envoyer ce texto. Étienne ferme les yeux. Il ne doit plus penser, ne pas éprouver. Il a appris à le faire. Il doit se concentrer sur les heures à venir, les dernières. Il est né dans le vieux monde. Il renaîtra dans l’Ordre natif. Il le sait. Il n’a pas peur du passage. Il n’a rien ni personne qui le retienne ici. Il n’y a de Grand que Grand. Il l’attend déjà de l’autre côté. Tout va bien. Étienne rouvre les yeux. Dans la rue, en bas, l’épicier discute avec un jeune du 23. En quelques jours, Étienne a vite repéré les habitués du coin. Cette fenêtre, c’est un peu comme une télé. La série qui se déroule passe le temps, sans contact.
Il y a bien cette femme qui l’a bousculé violemment le jour où il est arrivé. Il est tombé les quatre fers en l’air, lâchant sa valise et le sac informatique à roulettes. Le second était mal bouclé. Il s’est entr’ouvert. Elle a voulu l’aider à le refermer. A-t-elle vu ce qu’il contenait ? Étienne pense qu’elle n’en a pas eu le temps. Si cela avait été le cas, la police aurait sitôt débarqué. Elle lui a tendu sa carte, pour la déclaration d’assurance, a-t-elle précisé. Il l’a empochée sans la lire. Il est resté mal aimable, trop occupé à dissimuler le contenu du sac. Elle est finalement vite partie. Il est monté s’installer. Il n’a jamais eu besoin de redescendre. Le nécessaire était là.
C’est le lendemain qu’il a retrouvé la carte dans sa poche, seul élément fortuit en sa possession. Il fallait s’en débarrasser. Il l’a déchirée et balancée dans les toilettes. Un morceau avec le prénom flottait, « Eunice ». Sans savoir pourquoi, Étienne a plongé la main et a sauvé le fragment. Il l’a mis à sécher sur la table. Il y est encore. Plusieurs fois, il a voulu jeter ce prénom, ce visage qui allait avec. Il avait la sensation que les deux constituaient le point d’achoppement.
Il n’y a de Grand que Grand. Il n’y a pas de point d’achoppement.
L’heure tourne. Étienne ouvre la valise. La ceinture est prête. Il garde son tee-shirt. Pour l’avoir essayé, il sait que la toile épaisse gratte. Cela risque de le déconcentrer. Il ajuste les bretelles. Le détonateur est là, sur le flanc. Un grand coup de coude, et hop ! l’Ordre natif surgit du fond de l’éclair. Étienne sent pourtant que quelque chose l’oppresse. Ce n’est pas de la peur. Ce ne sont pas non plus des regrets. Le vieux monde n’a pas de valeur. Étienne sait que ce qu’il fait est juste ; c’est de toute façon la seule chose à faire si l’on est un humain lucide. Il respire avec calme. Il enfile la chemise qu’il avait suspendue à la poignée de l’entrée. Il la boutonne. Il prend la cravate. Il la noue sans miroir. Ils sont tous brisés. Il vérifie l’axe du nœud de deux doigts. C’est parfait.
L’heure tourne encore. De gestes précis, il asperge les meubles inflammables et le reste de ses objets personnels de l’essence qu’il a trouvée sous l’évier de la cuisine. Sur la table, toujours, ce prénom « Eunice ». Il l’y laisse, sot peut-être qu’il est. Tant pis. Il extrait de la valise la guirlande d’explosifs et son dispositif de mise à feu avec retardateur. Il la déroule dans l’axe de l’appartement, comme on le lui a appris. Dans la valise, il reste une arme de poing, un couteau d’attaque, deux grenades offensives, un pistolet mitrailleur et quelques chargeurs. Il les dissimule dans la double paroi du sac informatique à roulettes où un ordinateur hors service cache de quoi faire sauter tout un immeuble. Étienne est prêt. Il fait le tour de l’appartement une dernière fois, va aux toilettes, boit une gorgée d’eau à même le robinet, enfile sa veste, glisse le reste des BN au chocolat dans sa poche, le téléphone cellulaire dans l’autre, actionne le dispositif de mise à feu et tire la porte derrière lui en laissant les clés à l’intérieur.
Dans la rue, il marche d’un pas décidé. Il est seul face au monde, ce vieux monde qu’il va détruire pour permettre à l’Ordre natif de prospérer. Parfois, il s’amuse à penser que ce sont les communistes qui chantent « du passé faisons table rase » sans être capables de faire sauter quoi que ce soit. Que de pauvres rêveurs attachés à ce qui les opprime. Le sentimentalisme n’a jamais fait bon ménage avec l’action. N’y a-t-il donc rien pour émouvoir Étienne ? Bien sûr que si ! Il n’est pas une brute sanguinaire. Il ne veut simplement pas sacrifier son engagement et ce en quoi il croit à des considérations affectives. Il n’y a de Grand que Grand, et l’Ordre natif est le seul ordre légitime qui soit. C’est ainsi. Personne n’y peut rien, surtout pas ces trois policiers en faction censés sécuriser le quartier.
Étienne arrive à l’arrêt en même temps que le bus. Il monte et se faufile à l’arrière. Le trajet dure un petit quart d’heure. Autour de lui, le vieux monde dégueule son lot de braves gens qui vaquent à leurs occupations sans consistance. Étienne évite de les regarder, surtout les enfants. Il ne faudrait pas que l’un d’eux lui rende le vieux monde sympathique ; le sentimentalisme, toujours ; le pire ennemi du passage à l’Ordre natif. Au fond de la poche de sa veste, le téléphone cellulaire le ramène fort à propos au cœur de sa mission : il vibre. Étienne lit le message. La Défense. Tour Société Générale. 13 heures. L’endroit lui plaît. Le bâtiment est beau. L’angle de tir est parfait.
Le bus arrive à l’Étoile. Étienne se mêle au flot des passagers pour descendre prendre le RER. Le trajet dure à peine dix minutes. Étienne rejoint la surface. Il est en avance. Il achète un café à emporter dans un restovite et s’en va le boire en grignotant ses BN au chocolat à quelques encablures de sa cible. Il a l’air d’un homme d’affaires qui a un petit creux. Personne ne le remarque. Tous les deux biscuits, il sort son téléphone de sa poche afin de donner un peu plus le change. Il va être temps de le mettre au caniveau. Étienne fait un tour, jette le paquet vide de BN au chocolat dans une poubelle. Il ne voit pas de bouche d’égout. Il ne doit pas en être contrarié. Il retire la carte Sim du téléphone. Il la casse en deux et en glisse les morceaux dans la ceinture d’explosif. Il y a peu de chance qu’il en reste quelque chose. Quant au téléphone… Il ne doit pas mais Étienne en est contrarié. Il s’approche de l’entrée de la tour. Le flot des employés qui vont déjeuner est dru. Étienne regarde l’heure à sa montre. Il a six minutes pour se débarrasser de ce foutu téléphone et qu’on ne le retrouve pas.
En attendant, il le laisse dans sa poche. Il y restera. Les minutes filent. Étienne se décale un peu. Il ouvre le sac informatique. Il glisse les chargeurs dans les poches de sa veste, dégoupille une grenade, la lance en direction des agents de sécurité qui contrôlent les entrées. Avant qu’elle n’explose, il a déjà lancé la seconde et empoigné le pistolet mitrailleur. La première déflagration arrête le temps. Étienne en profite pour vider son chargeur sur les personnes trop sidérées pour s’enfuir. Puis tout s’accélère. Il engage le second sans que personne ne tente de s’interposer. Des corps gisent à terre. Morts. Blessés. Étienne en évalue le nombre sans s’attarder. Il tire au gré du vent. Il avance en direction de la tour. Un agent de sécurité lève les bras comme pour l’arrêter. Une rafale le cueille en plein vol, lui et une dizaine d’autres ; dernier chargeur. Étienne est à l’intérieur du bâtiment. Des personnes se jettent à terre. Trop tard.
Le pistolet mitrailleur n’a plus de balles. Étienne se campe au milieu du hall. Il attend. La police va arriver. Des militaires en armes la précèdent. Étienne court vers les ascenseurs où des personnes se sont rassemblées comme pour fuir vers une issue qui n’existe pas. Il n’y a de Grand que Grand. Il bande le coude, prend un bol d’air et frappe le détonateur de sa ceinture d’explosif qui, par ricochet, déclenche la charge du sac informatique. Un fracas. Un souffle. Son corps se disloque, avec d’autres. Le silence fait suite. Son esprit regarde la scène. Une étrange pensée plane : pourquoi est-ce si facile ?
Si facile.



Cy Jung, 5 mai 2016®.

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