Les plaisirs de Cy Jung

Un an de lectures numériques (été 2015 - été 2016)



Cy Jung — Un an de lectures numériques (été 2015 - été 2016)

Grâce à son iPad et à la bibliothèque numérique de la Ville de Paris, Cy Jung a redécouvert le plaisir de la lecture, le premier lui donnant la lisibilité nécessaire pour pallier sa déficience visuelle, la seconde offrant à la lecture des ouvrages qui ne sont pas encore tombé dans le domaine public.
Voici un an de ses lectures numériques.

Cy Jung — Despentes 1 Cy Jung — Despentes 2 Cy Jung — HugoElle s’est d’abord régalée (et consolée) des deux tomes de Vernon Subutex de Virginie Despentes alors qu’elle était sur ce fameux bateau qui a catalysé sa conscience politique jusqu’à ce qu’elle écrive ses Fragments d’un discours politique toujours disponible à l’édition (ici). Dès son retour, elle a attaqué les Misérables, de Victor Hugo, qui ont également influencé ses Fragments mais aussi le LexCy(que) avec deux articles consacrés aux tomes 1 () et 2 (lala) : vocabulaire, constructions grammaticales, intrigue ; de quoi nourrir écriture et conscience politique.

Cy Jung — Miano Jung — Mukasonga Cy Jung — Diome Cy Jung - Adichie Cy Jung — Adichie 2 Cy Jung — CoasteEntre deux, elle a lu avec émotion Contour du jour qui vient de Léonora Minao, elle qui avait été très marquée par la lecture de La saison de l’ombre et dont vous trouverez une citation lalala. Décidément, ces Fragments… Elle a fait un petit détour par Ce que murmurent les collines, délicieuses nouvelles rwandaises de Scholastique Mukasonga, a découvert Impossible de grandir, sans l’apprécier (trop bavard), de Fatou Diome, s’est réjouie avec les nouvelles de Chimamanda Ngozi Adichie, Autour de ton cou, sans ensuite vraiment trouver si puissant qu’annoncé son texte Nous sommes toutes des féministes. Il en a été de même d’Une colère noire, lettre à mon fils de Ta-Nehesi Coaste, un ouvrage intéressant en ce qu’il met en évidence la peur comme outil de coercition de l’ordre bourgeois, hétérosexiste et raciste mais ne va guère plus loin dans l’analyse.

Cy Jung — Duras Cy Jung — ProustAu printemps, l’idée lui est venue l’idée de lire des entretiens de Duras, Le dernier des métiers, seul ouvrage de l’écrivaine disponible à la bibliothèque numérique de la Ville à ce moment-là. Elle n’a pas tenu vingt pages mais une allusion de l’auteure à La recherche du temps perdu a porté Cy Jung a en lire le premier tome. Et voilà un cliché qui tombe ! Elle qui pensait Proust abscons et illisible s’est plongée Du côté de chez Swan avec un plaisir sans égal ! Un article du LexCy(que) y fera bientôt écho.

Cy Jung — Dust Cy Jung — Labry Cy Jung — Elroy Cy Jung — Daenincks Cy Jung — Daenincks 2Avant d’attaquer le second tome, Cy Jung a lu avec grand désespoir Dust, un mauvais polar dont un compte rendu est tralala, et avec un certain intérêt l’essai de Manon Labry, Riot girrrls qui lui en a appris beaucoup sur la culture féministe punk rock, un genre musical qui lui est tout à fait étranger. L’été s’est poursuivi avec American Tabloïd d’Elroy qui lui est tombé des mains avant que deux romans de Didier Daenincks, La mort n’oublie personne et La der des der, ne la régale, surtout La Mort n’oublie personne qui l’a en outre particulièrement émue.

Et maintenant ? Peut-être encore un roman court ou deux avant de lire À l’ombre des jeunes filles en fleurs à l’automne, ou le tome 3 des Misérables, ou la Reine Margot de Dumas qui est aussi à son programme. Elle nous dira l’été prochain !

Le portail numérique des Bibliothèques de la Ville de Paris est lalère. Il n’est pas accessible aux déficients visuels (misère !) mais une fois le livre chargé, c’est le bonheur !

Information publiée le dimanche 14 août 2016.

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