[e-criture]

[#81] La fille qui cherche un autre truc (V-01)



Cy Jung — [e-criture] [#81] La fille qui cherche un autre truc (...)

[Le prétexte] Je vais à une soirée très militante près de la gare du Nord. Quand j’arrive, les portes sont closes. La jauge est atteinte. Un jeune homme et une jeune fille arrivent.
Lui — C’est blindé, on ne peut pas entrer.
Elle — Ah ! D’accord. Appelle, il faut qu’on trouve un autre truc.


Petit rappel liminaire

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[La nouvelle]
Élodie détaille la pièce. Elle est sobrement arrangée : un lourd tapis au centre ; une dizaine de chaises autour dont trois non occupées ; un petit secrétaire et son tabouret dans le coin de la fenêtre ; à l’opposé, une armoire rustique ; et sur le mur en face de la porte, une cheminée haute à l’âtre clos. Sur le conduit, un crucifix trône.
La sœur qui l’accompagne lui désigne une chaise libre.
— Installe-toi, ça va commencer.
Un prêtre entre. La religieuse chuchote à son oreille. Il opine. Elle se dirige vers le secrétaire, s’assoit sur le tabouret et sort de quoi écrire du tiroir ventral. Le prêtre reste debout. Il fait le tour des jeunes gens, les dévisage d’un regard mêlant douceur et réprobation. Il y a là cinq garçons et deux filles. Les plus téméraires lèvent les yeux à son passage avant de vite les baisser.
Une fois sa circulation achevée, le prêtre va chercher un prie-Dieu qu’Élodie n’avait pas remarqué. Il l’installe dans le cercle, face à la cheminée, dos au centre. Avant de s’y poser à genoux, il s’incline devant le crucifix, ouvre les bras puis s’incline de nouveau. Il prend place. La religieuse se met à genoux à même le sol près de son tabouret. Ils prient de concert, mains jointes, épaules basses. Le silence est total. Pas même un renâclement ou une toux intempestifs ne le trouble. Élodie ne sait pas où regarder. Elle ne sait pas plus où mener ses pensées. Elle les laisse aller, espérant que ce calvaire ne dure pas toutes les vacances.
Sa mère lui avait indiqué que cela prendrait le temps qu’il faudrait, que cela dépendrait d’elle, de sa capacité à renoncer à ces penchants qui lui viennent d’on-ne-sait-où mais certainement pas de leur famille. Elle devait faire confiance à cette congrégation recommandée par l’évêque, oublier cette créature qui l’avait corrompue, ouvrir son cœur à Jésus dont l’amour saurait lui montrer la voie de la vérité. Son père avait d’emblée été moins dogmatique. Il estimait que sa fille avait l’âge de faire des expériences et que rien ne permettait de douter qu’elle regagnerait spontanément l’ordre des choses. Il a tenté d’en convaincre son épouse, en vain. Elle était particulièrement remontée, prédisant le pire de manière si viscérale que c’en était inquiétant. Il avait lâché l’affaire. Un petit séjour dans une abbaye n’avait jamais fait de mal à personne ; et si cela pouvait ramener la paix à la maison…
Après avoir été dépouillée de son téléphone portable, des livres et sucreries qu’elle avait apportés lors d’une fouille en règle de ses bagages et de ses poches, Élodie avait été installée par une religieuse en habit dans une cellule comme elle n’en avait vu qu’au cinéma : une fenêtre à barreaux trop haute pour regarder au-dehors ; un lit en fer sur le matelas duquel avaient été posés deux draps, une couverture et un oreiller plat ; un crucifix au mur, et une mauvaise peinture qui devait représenter la Vierge à l’enfant ; une petite table en bois assortie d’un crayon à papier, d’un bloc et d’une Bible ; un tabouret ; un prie-Dieu ; une cuvette, un broc et un seau en émail avec chacun un couvercle.
— Il n’y a pas de waters ni de salle d’eau. Tu feras tes besoins et ta toilette ici dedans. Tu mangeras dans ta cellule. Notre ordre suit la liturgie des Heures ; tu assisteras aux sept offices. Entre deux, le père Benoît et moi-même occuperons ton temps.
La sœur ne l’avait jamais regardée. Élodie s’inquiétait pour son téléphone.
— Est-ce que…
— Je ne réponds à aucune question. Tu sais le nécessaire.
Elle était sortie et avait tiré la porte dans un grincement de gonds suivi d’un bruit de verrou. Élodie était enfermée. Elle avait envie de crier, et de pleurer. Elle avait faim. Elle s’était allongée sur le lit, avait fermé les yeux.
— On ne dort pas le jour ! On prie.
Qu avait parlé ? Le claquement du vantail du guichet lui avait donné la réponse. Elle était observée. Elle aurait dû s’en douter. Elle ne bougea pas pour autant. Elle n’avait pas eu le choix de cette retraite censée la ramener dans le giron de la féminité catholique ; elle pouvait au moins dormir quand bon lui semblait. C’était fort mal connaître les serviteurs de Dieu que sa mère avait payé fort cher pour laver son cerveau de toute pensée impie. À peine cinq minutes plus tard, la sœur avait fait irruption dans sa cellule, l’avait attrapée par le bras pour la faire se lever et l’avait fait se mettre à genoux sur le prie-Dieu.
— Ton attitude vient de te priver de déjeuner. La prière peut te faire espérer dîner.
Ce fut une heure plus tard, peut-être deux, que cette affreuse none était venue la chercher pour rejoindre les autres dans cette pièce avec cheminée. Cela lui fait du bien d’être assise ; ses genoux commençaient à la faire souffrir. Le temps passe encore. Rien ne rompt la lassitude de l’ennui. Le silence est étouffant et le fond de l’air un peu frais.
Jusqu’à ce matin, Élodie croyait en Jésus, en sa bonté. Son estomac vide et les méchantes manières de ses hôtes la font douter. Mais peut-être n’en sont-ils pas tant les représentants qu’ils l’affirment ? Et puis, qu’a à faire Jésus qu’elle a eu envie d’embrasser Anaïs alors qu’elles révisaient tranquillement une composition de mathématiques dans sa chambre ? Ses lèvres étaient si douces, sa langue si chaude… Jésus ne pouvait qu’adhérer à tant de félicité !
— Je m’en vais !
Comme tous les autres, Élodie sursaute. L’adolescent qui s’est levé a presque crié.
— Vous êtes des imposteurs ! Dieu m’a fait tel que je suis. Nous sommes tous ses enfants !
Le prêtre quitte son prie-Dieu. Il n’essaie pas de le retenir. La porte est fermée à clé et des barreaux obstruent les fenêtres.
— Assieds-toi, Jérémy. Nous devons parler de cela, justement.
— Parlez ! Je ne vous entends pas. Je suis un pédé, une tapette, une fiotte et je vous emmerde.
Il se rassoit. La nonne reprend place sur son tabouret. Le prêtre entame une ronde tranquille dans le dos des jeunes gens.
— Nous sommes réunis dans ce lieu de retraite et de prière pour célébrer Dieu. Nous sommes ses enfants et ses serviteurs. Vous. Moi. Nous tous, à égalité. Son amour règne sur nos vies mais il n’autorise pas tout. Lequel d’entre vous pourrait justifier le vol ou l’adultère parce qu’il serait l’enfant de Dieu ? Servir, c’est accepter que l’amour a ses règles. Les enfreindre c’est renoncer à l’amour de Dieu. C’est une abomination ! N’est-ce pas ?
Il fait silence et rejoint le centre du cercle. Il pointe le doigt tour à tour sur chacun.
— Reviens à l’amour de Dieu. Reviens !
Le prêtre lève haut les bras.
— Dieu !
Sa voix s’enflamme, presque menaçante.
— Dieu ! Nous te demandons miséricorde parce que nous avons péché. Jésus est notre Seigneur. Expurgeons le ver de la tentation qui infeste notre cœur et corrompt notre am…
— T’es pédé aussi ?
Qui a dit cela ? Le prêtre l’ignore ; la sœur ne saurait dire. Des sourires se sont formés sur les visages des sept jeunes gens assis, un sourire vite réprimé tant la provocation ne peut être sans conséquence.
— À genoux ! Tous à genoux ! Face contre terre.
Le prêtre crie. Élodie a peur. Elle s’exécute, à l’instar de ses six camarades.
— Vous êtes des mécréants ! Des impies ! Vous insultez le baptême. Dieu vous châtiera jusqu’à la mort puisque vous vous moquez de sa parole d’amour. Vous n’êtes pas des hommes. Vous n’êtes pas des femmes. Vous êtes de pauvres créatures dévorées par le mal. Vous ne méritez que le bûcher mais peut-être qu’il ne sera pas nécessaire de recourir aux flammes de l’enfer pour sauver ce qui peut l’être de vos âmes inverties ! Peut-être…
Des larmes coulent sur les joues d’Élodie sans qu’elle ne puisse les contenir. Ce fou va-t-il la tuer ? Il se tait à nouveau. D’aucuns tentent un regard en coin pour savoir où il est, ce qu’il fait. Un grincement lugubre se fait entendre. Puis un souffle chaud envahit la pièce.
— Levez-vous, créatures du diable ! Votre corrupteur vous attend.
Les uns après les autres, ils se relèvent. Un feu violent, avec des flammes bleues, crépite dans la cheminée dont l’âtre a été ouvert.
— Voilà votre avenir ! Vous êtes des suppôts de l’enfer. Vous n’êtes pas humains ! Vous êtes des bêtes immondes. Ô ! mon Dieu. Sauvez-moi de ces cœurs impurs ! Protégez-moi !
Le prêtre tombe au sol, bras en croix. La sœur se précipite, intimant l’ordre aux adolescents de regagner leur chaise.
— Vous l’avez tué !
Elle tapote les joues de son complice. Il revient miraculeusement à lui.
— Mon père… J’ai eu si peur !
— Dieu nous protège, ma sœur. Lucifer a tenté sa botte secrète mais notre foi nous a sauvé la vie, comme peut-être elle sauvera celle de ces enfants.
Il se lève. Il tire sur un cordon. L’âtre se ferme à nouveau. Le silence revient. La religieuse rejoint sa place. Le prêtre reprend sa ronde, mains dans le dos.
— Mes enfants… mes enfants. N’ayez pas peur. Le diable ne vous emportera pas. Votre amour de Jésus vous guidera. Nous allons prier, ensemble. Plus tard, nous parlerons librement de ces vices qui vous sont souffrance. Je sais que vous n’en êtes pas responsables. Le diable s’est emparé de vous parce que personne ne vous a correctement protégé, pas même vos parents. Je sais, c’est difficile à entendre, et à accepter. Mais croyez-moi, ce temps est révolu. Notre ordre est là, soudé, pour faire bloc face à ces perversions de l’âme. Nous allons vous rendre votre dignité de femme et d’homme au service de Dieu. Quand le mal sera expurgé de vos âmes égarées, vous ne souffrirez plus, vous serez libres ! Libres et heureux dans l’amour de Dieu, notre Seigneur.
Sitôt, une quinzaine de personnes en soutane noire entrent. Deux par deux, elles prennent la main des adolescents, les font se lever puis s’agenouiller en rang face au crucifix. Le prêtre s’installe sur son prie-Dieu. La sœur vient à ses côtés. Élodie n’ose pas regarder ses deux mentors. Ils lui tiennent les bras dans le dos d’une pression résolue sans pour autant lui faire mal. Elle pourrait s’échapper si elle le voulait. Pour aller où ? Elle ne sait plus. La faim la tiraille. La peur contraint son jugement. La honte aussi, peut-être. Elle la sent venir, sourde. C’est idiot. Ces gens sont des ultras qui cherchent à lui laver le cerveau. Elle doit laisser passer l’orage, faire profil bas, jouer la soumission et tout cela se terminera bientôt.
Le silence est total dans la pièce. Le temps s’écoule sans être compté. Élodie sent le poids de son corps comprimer ses rotules. Un instant, elle vacille. Les mains qui tiennent toujours ses bras dans son dos se font plus fermes. Elle redresse la tête avant que celle-ci ne retombe. Ses yeux ne voient plus. Elle s’écroule et se réveille dans la cellule qui lui a été attribuée. Il semble faire nuit. Elle a soif. À son chevet, elle trouve un broc avec un verre. Elle s’assoit sur le bord du lit, boit doucement. Sur la table, elle avise une assiette. Elle se lève et retombe aussitôt, incapable de tenir sur ses jambes.
Elle se rallonge, ferme les yeux… Les flammes qui éclairent son rêve sont celles de l’enfer. Au milieu du bûcher, une jeune fille en robe blanche trône. Jeanne d’Arc ? Elle ne lui connaît pas de bonne amie. Elle l’observe au milieu du brasier. Elle est souriante, sereine, prête à mourir pour défendre le royaume de France. Élodie voudrait mourir aussi, mais n’a aucun royaume à défendre. Ce n’est pas grave. Elle va mourir quand même. Sa mère l’a voulu. Son père aurait pu l’éviter. Il a été lâche, comme toujours. Est-ce lui qui l’appelle ?
— Viens… viens…
Non, c’est le loup prêt à dévorer la chèvre de monsieur Seguin. Elle tire sur sa corde. Elle est solide, les barreaux de la fenêtre aussi. Tout ira bien.



Cy Jung, 4 novembre 2019®.

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