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[#82] Les trois hommes qui cherchent un sex shop (V-01)



Cy Jung — [#82] Les trois hommes qui cherchent un sex shop (V-01)

[Le prétexte] Je croise trois hommes dans une petite rue paisible du 14e. Le premier ouvre la marche à un second, en fauteuil, que le troisième pousse.
Le premier se retourne.
— T’inquiète pas, y en a d’autres des sex shops, mon lapin !
Je les double. Trente mètres plus loin, je passe devant la vitrine d’une officine de massages asiatiques...


Petit rappel liminaire

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[La nouvelle]
Un baiser. Que faire quand le baiser est consommé ? Le peut-il ? Louisette sourit. Elle a autre chose à penser qu’à la métaphysique du baiser. Son ventre est collé à celui de Joséphine et leurs mains se faufilent déjà sous les tee-shirts. C’est un peu précipité, fébrile, maladroit. Qu’importe ! Elles sont là, bien décidées à donner à leur désir tout l’espace dont il a besoin. La première fois a eu lieu. La peur d’un manque consubstantiel de compérage s’est dissipée dans les primes vapeurs de l’alcôve. Celle de déplaire n’est pas encore à l’ordre du jour. La concupiscence est reine, à peine altérée par le contrecoup d’un entraînement judo particulièrement physique. La peau est en tension, les chairs prêtes à tous les débordements. Et le baiser revient.
Louisette glisse sa langue entre les lèvres de Joséphine. Sa complice l’accueille, douce, tendre, rompue à la plus suave des danses. Les têtes s’inclinent. Les mains crochètent les hanches. Louisette a envie de grogner tellement son cœur chavire. Elle s’abstient. Elle ne veut pas trop en montrer, la passe d’armes qui a précédé de quelques semaines son désir (et l’a finalement nourri) n’est pas totalement close. Joséphine est-elle aussi honnête que ce que Eunice a affirmé ? Sa langue ne ment pas, ses chairs en ébullition et son sexe liquide non plus. Louisette doit s’y attacher, oublier le hiatus au moins le temps de l’étreinte. Le genou qui se colle entre ses cuisses peut-il la convaincre de lâcher l’affaire ?
Le corps chasse les digressions de l’esprit ; il veut son lot, et pas comme sur le tatami. Les randoris au sol, ça calme, mais cela ne comble pas. Il veut des mains qui courent sur les arrondis, une langue qui savoure ce que les dents dévorent, une peau qui vient polir la sienne, épande sa sueur, une vulve qui offre sa pulpe à ses doigts, des cris qui ponctuent la liesse partagée. Il veut, il donne et il prend sans que Louisette n’ait plus rien à dire.
Le baiser s’achève sans prévenir. Les corps s’écartent. D’un seul mouvement, les vêtements sautent et volent. Des pièces s’éparpillent en silence sur la moquette. La paume de Joséphine cueille un sein de Louisette, l’autre se pose sur ses hanches.
— Tu es très belle…
Louisette rougit. Elle cache son visage dans le cou de Joséphine. Pourquoi se sent-elle si fragile en sa présence, si petite fille que son jugement bouleverse ? Parce que c’est une championne internationale de judo ? Parce que c’est une amie de Eunice ? Parce que… La main sur les hanches flatte ses fesses. Louisette gaine. Joséphine rit de sa résistance musculaire. Louisette sort la tête de son cou et l’embrasse. Elle frissonne.
— Tu as froid ?
— Un peu…
Joséphine l’entraîne vers le lit. Louisette se cache sous la couette. Leurs jambes s’emmêlent. Les baisers et les caresses happent les chairs à disposition. Les doigts se glissent là où c’est tellement doux, tellement chaud, tellement humide, tellement… et que flue l’essence de filles !
C’est Joséphine qui grogne la première. Louisette la cajole de toute la surface de sa peau dans un mouvement perpétuel. Même ses cheveux ras sont de la partie, provoquant sur son ventre un frisson inattendu. Elle accompagne la tête qui descend jusqu’entre ses cuisses, surprise de cette brosse qui fait reluire ses nymphes. Cela ne pique étrangement pas. Sa vulve s’y ancre, comme si elle voulait tout avaler, que cette tête rejoigne le cœur de son ventre et le nourrisse de tout ce que plaisir peut. Louisette partage la même sensation de fusion alvine, rêvant que sa tête se réduise à la taille d’un doigt, ou deux, et fouisse jusqu’à ce qu’elles ne fassent plus qu’une.
Son crâne s’y refuse, peut-être parce que le chemin inverse à la gésine est impossible. Quel dommage ! Son index prend la relève, en même temps que son visage subroge son crâne, langue carillonnante et mâchoire en point d’appui. Joséphine doit lutter contre son réflexe de judoka de sortir de la position à plat dos et accepter l’assaut sextonique. Ce n’est pas si facile qu’il y paraît, son clitoris ayant la fâcheuse tendance à vite trouver la chatterie insupportable. Elle s’accroche au doigt dans son vagin sans en réclamer un second. C’est inutile. Tout est parfait.
Il faut dire que Louisette s’applique. La première fois, le plaisir de Joséphine avait des airs d’inachevé sans que ni l’une ni l’autre n’en prenne ombrage. Ce soir, Louisette veut marquer un ippon ; elle en a besoin pour sortir son amante d’un rôle de mentor contraire à l’équité à laquelle elle aspire. Joséphine n’est pas en reste. Après un moment d’hésitation, ses chairs acceptent de lâcher prise, de laisser cette petite tête si étrangement blonde, cette peau diaphane et cette langue pareillement rose à toute langue s’emparer de ses frémissements, flatter ses sens et porter la pulpe à l’anéantissement.
Son souffle s’accélère. Ses sursauts s’enchaînent. Ses cris changent de gamme en visant les graves. Et puis, sans prévenir, son corps se tend, expulsant sans ménagement l’index et la langue. Louisette est démunie. Joséphine serre ses cuisses autour de son cou au péril de ses cervicales. « Hansoku make ! » lancerait n’importe quel juge au constat de ce Sankaku-jime sans bras en protection. Elles en riront plus tard. Pour l’instant, Joséphine part en vrille, seule, loin, là où le plaisir n’appartient qu’à soi-même. Louisette accompagne les ondulations de son bassin sans résister, la préservation de l’intégrité de ses vertèbres est à ce prix.
Le temps semble infini avant que Joséphine ne relâche son étreinte. Elle l’attire contre elle. Louisette remonte jusqu’à son visage en tirant la couette par-dessus elle. Un baiser s’en ensuit, pas tout à fait le même que celui qui a inauguré cette séquence. Il a le goût de l’essence de filles, et la douceur de ce qui clôt le plus féérique. Joséphine a des larmes dans les yeux. Elle comprend vite que Louisette ne les voit pas. Il lui est impossible qu’elle ignore son émotion. Elle prend sa main qui traîne sur les draps, la remonte jusqu’à ses paupières et guide son pouce vers le cul-de-sac conjonctival. Une larme s’y dépose.
— Elles sont à toi.
L’émotion de Louisette s’envole.
— Merci…
Elle voudrait dire quelque chose de plus. Elle ignore quoi tant les mots d’amour seraient prématurés même s’il est si délicieux de le confondre avec le plaisir, et réciproquement. Elle gobe les larmes de Joséphine en guise de déclaration. Celle-ci la bascule sur dos. Sa main déjà fraie jusqu’à son sexe. Il ruisselle. Elle s’y coule, bien à plat. Ce seul contact suffit à irradier les chairs de Louisette d’une onde de félicité. Les vagues se succèdent, plus ou moins hautes selon la manière dont les doigts s’agitent, épousent ou pénètrent, déferlantes parfois, légères houles aussi, jusqu’à ce qu’une lame de fond précipite son corps dans un au-delà de la matière qui se meurt dans un râle.
Matte.
Louisette se recentre. Elle se pelotonne contre Joséphine qui l’entoure de ses bras et de ses jambes, une main protectrice sur sa nuque, la seconde qui maintient ses épaules. L’instant est suspendu. Joséphine voudrait la bercer vraiment, lui chanter un refrain dont elle a le secret ; elle n’ose pas ; Louisette est si fragile quand elle tombe la carapace ! Joséphine sait qu’elle ne l’est pas moins mais elle est plus en capacité de donner le change, même quand elle dépose les armes.
À quoi cela tient-il ? À la personnalité de chacune ? Joséphine accentue son étreinte. Elle imagine que chaque seconde Louisette est sur le qui-vive pour compenser sa déficience visuelle qui la prive des regards des autres et d’une bonne part de son environnement ; il y a de quoi se forger une lourde cuirasse tout en restant dans une crainte permanente de l’imprévisible. Comment la protéger sans altérer sa liberté ? Et lui sera-t-il possible de l’aimer si la relation se construit sur ce mode ? Joséphine n’y voit qu’une solution, voire deux ; ne pas donner le changer et montrer ses larmes comme elle l’a fait tout à l’heure ; aborder le sujet avec Louisette dans les meilleurs délais. Elle pose un baiser sur ses cheveux.
— Ça va ?
Louisette s’installe sur un coude.
— Je meurs de faim.
— J’ai une soupe qui n’attend que d’être réchauffée et une tarte au doubeurre.
— Quel bonheur ! Une fée du logis !
Joséphine rit. Elle saute hors du lit et passe une tenue d’intérieur qui traîne par là. Louisette la suit, récupère ses affaires et les enfile sans sous-vêtement. Elle ne l’a pas encore dit à Joséphine mais elle a assez envie de rester dormir avec elle contrairement à leur première fois où elle avait marqué son indépendance en partant à deux heures du matin. Elle la rejoint dans le salon-salle-à-manger-bureau. La table est mise. La soupe frémit. Joséphine ouvre ses bras ; un nouveau baiser s’en ensuit. Louisette frisonne.
— Tu as froid ?
Sans attendre la réponse, Joséphine va lui chercher des chaussons et une veste chaude. Elle sert la soupe. Elles prennent place sur le petit guéridon. Louisette dévore déjà la tarte en croquant dedans.
— Un délice ! Merci… Et merci pour tout à l’heure.
— Tout à l’heure ?
— Oui. Si tu ne m’avais pas montré, je n’aurais pas su que tu pleurais. C’est gentil d’avoir fait attention à cela.
— J’ai envie de faire attention à toi.
La main de Joséphine se pose sur celle libre de Louisette.
— J’ai un lourd passif. Je voudrais que tu me pardonnes ; je voudrais surtout trouver le comportement juste, celui qui tient compte de ta déficience visuelle quand c’est nécessaire sans jamais aller au-delà du nécessaire. Mais j’aurai besoin de toi ; je vais forcément me planter parfois ; il faudra que tu me dises. Toi, tu sais t’adapter aux valides et à leur monde ; moi, j’ai tout à apprendre en matière d’adaptation.
Louisette a arrêté de manger. Leur émotion respective est palpable. Joséphine est plutôt attaquée par la peur de n’avoir pas trouvé les termes appropriés à la situation ou pire, que la manière dont elle envisage de prendre soin de Louisette ne corresponde pas à ce dont elle, elle a envie. De son côté, Louisette est un peu sidérée par son propos tout simplement parce qu’elle n’a jamais entendu un valide évoquer explicitement sa propre adaptation même si certains le font sans dire ; Joséphine est-elle sincère ou est-ce du flan ? Louisette sent qu’il ne lui reste plus qu’une seconde pour décider si elle lui fait ou non confiance. Elle tourne sa main sous celle de Joséphine afin de pouvoir s’en saisir.
— Je… Merci encore. Je n’ai pas envie de tirer de plan sur la comète mais j’ai bien entendu ce que tu m’as dit. J’en suis très touchée. En venant chez toi ce soir après le cours de judo, j’ai pensé que j’aurais envie de dormir avec toi. Cela peut être un bon début pour mettre en œuvre nos capacités d’adaptation réciproques ?
Joséphine sourit et serre sa main dans la sienne.
— Je trouve que c’est une très bonne idée…
Les deux mains l’une dans l’autre profitent du silence pour préparer la suite. Les estomacs leur enjoignent finalement de se disjoindre pour faciliter la reprise du repas. La main de Joséphine manque déjà à Louisette pour dire ce qu’elle ne voit pas. Elle s’en moque. À l’instant, elle ne doute pas.



Cy Jung, 4 février 2020®.

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