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Gras (usage du)



Cy Jung — LexCy !que) : Gras (usage du)

Ma phrase : Une publication Facebook de la page de Genespoir association française des albinismes.

Je suis l’animatrice de réseau (« community manager » en globish) de la page Facebook de Genespoir, association française des albinismes. Antoine prend parfois le relais quand il s’agit de publications dont il maîtrise mieux le contenu que moi et qui engagent l’association. Il a ainsi publié l’annonce de la découverte d’un nouveau gène de l’albinisme, me demandant ce que je pensais de sa publication.
Je lui indique que son usage du gras est contraire aux règles typographiques, ce que l’on n’est bien sûr pas obligé de respecter. Mais surtout, qu’à mon sens, « cela dit aux gens qu’ils sont assez idiots pour ne pas savoir ce qui est important dans un texte et ça porte à ne lire que ce qui est en gras (et c’est bien dommage pour la compréhension dudit texte) = effet contraire à celui escompté. »
Mais quel est donc l’usage du gras ?

Je suis d’emblée surprise de ne rien trouver dans ma bible, Les règles typographiques en vigueur à l’Imprimerie nationale qui consacre pourtant plusieurs entrées aux italiques. Il est vrai que leur usage peut aller jusqu’à changer le sens d’un mot : « Libération » en bas de casse, est un nom commun ; en italiques, c’est le nom d’un journal.
J’y ai consacré un article.
Ce que l’on trouve facilement, comme information sur le « gras », c’est qu’il est préférable de dire « graisse » (épaisseur du trait formant la lettre d’imprimerie) et que sa fonction est de mettre en évidence. C’est pour cela qu’on les retrouve beaucoup dans les titres, par exemple.
En fouillant un peu, je tombe sur l’article pour les rédacteurs de Wikipédia, qui a la même bible que moi. J’y trouve un point « Emphases : caractères gras et italiques » qui dit les choses telles que je les sais, et une seconde fois de manière encore plus détaillée.
Je ne trouve nulle part ailleurs l’utilisation de la notion d’emphase en typographie.

L’usage est donc moins sévère que je ne le suis. C’est sans doute ma déficience visuelle (basse vision) qui me fait râler face à toutes ces mises en forme inutiles qui agissent comme des « interruptions de lecture » ou qui décident à ma place de ce qu’il serait important de lire. J’évoque la question de l’accessibilité des textes ; et l’AVH en remet une couche.
Faites-en bon usage !

Information publiée le mercredi 22 juillet 2020.

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