LexCy(que)

Possible



Cy Jung — LexCy(que) — Possible

Ma phrase [*] : Je n’avais pas imaginé que de telles atrocités étaient possibles.

Quand je suis dans une configuration où « possible » est susceptible d’être accordé en nombre, je m’interroge toujours. Dans cette phrase, Antidote laisse mon pluriel mais il arrive qu’il me propose l’invariabilité alors que « possible » est a priori un adjectif qui s’accorde comme tel et non un adverbe.
C’est par exemple le cas dans Kito Katoka, toujours, où j’ai cette phrase : « Je pose le moins de questions possible ; je sens que quelque chose en moi les fait souffrir, quelque chose qui a rapport à ce qui est écrit dans les pages collées du livre et à la cicatrice. » Ne doit-on pas considérer que « possible » devrait ici prendre le pluriel, à l’instar de « questions » ? À l’évidence non, « possible » se référant ici à « le moins » et le fait d’intercaler un adjectif n’intéresse pas l’accord.

Si c’est si évident, pourquoi posé-je la question ? Parce qu’il arrive que je doute des évidences et que ce LexCy(que) a aussi vocation à poser des choses simples auxquelles je peux me référer quand j’ai un doute. Je résume :
* Avec « le plus, le moins , le mieux… possible » le fait qu’un adjectif au pluriel s’intercale laisse « possible » invariable.
* C’est la même chose avec un nom.
* « Si possible » et « que possible » sont également invariables même si on a le sentiment que cela se réfère à un nom au pluriel. Je n’en trouve pas d’exemple dans mes romans. J’aurais pu écrire, pour Kito Katoka « Je pose aussi peu de questions que possible (…) »

Autre chose ? Si, une petite nuance sur le superlatif que propose la Banque de dépannage linguistique. Je vous y renvoie.


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[*Phrase extraite de Kito Katoka, manuscrit, V10, octobre 2020.


Information publiée le samedi 23 janvier 2021.

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