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[#96] L’oiseau qui se fout de sa gueule (V-01)



Cy Jung — [#96] L'oiseau qui se fout de sa gueule (V-01)

[Le prétexte] Je traverse le champ de Mars en remontant vers l’École militaire. Des hommes jouent aux boules entourés d’une haie de spectateurs. Les commentaires fusent à chaque tir.
Au moment où je m’approche, un oiseau pousse un cri un peu strident. Un des hommes l’imite.
— Eh dis, t’as vu ? Même l’oiseau il se fout de ta gueule.


Petit rappel liminaire

Un texte libre de lecture sur un site Internet n’est pas un texte « libre de droits ». Cela signifie que l’on a celui de le lire mais pas celui de le reproduire sans l’autorisation expresse de son auteur. Les conditions légales d’utilisation des contenus du site de Cy Jung sont ici.



[La nouvelle]
— En passant par la Lorraine, Avec mes sabots, En passant par la Lorraine, Avec mes sabots, J’ai croisé trois capitaines, Avec mes sabots, Dondaine, oh ! Oh ! Oh ! Avec mes…
Freddy, venu à la salle de sport pour accueillir le cours hebdomadaire de gymnastique sur prescription médicale, observe Eunice qui chantonne en astiquant le grand tatami orphelin de ses judokas. Il peine à partager son apparente joie tant ce foutu virus plombe l’ambiance depuis plus d’un an. Il touche son salaire, bien sûr, et garde un minimum d’activité mais il se sent contraint à une vie de patachon qui n’est pas celle qu’il s’était choisie. Il rejoint Eunice au pied du tapis avec le spray de virucide qu’elle lui a demandé.
— Je vaporise et tu essuies ?
Elle rit.
— On a des relations trépidantes !
Il rit aussi et entame avec elle une petite danse sans musique. L’art de la dérision les préservera-t-il de la folie qui les guette ? Voilà un bien grand mot pour un mal qui pourtant y ressemble. Ce qui les déconcerte le plus, l’un et l’autre, c’est ce sentiment que les autorités publiques veulent sauver les meubles sans prendre conscience que les mêmes causes produisent les mêmes effets, la croissance, au sens du modèle libéral, faisant prospérer les virus à force de destruction des écosystèmes et de toute-puissance humaine.
Une sorte de déflagration les fait sursauter. Ils se figent, Eunice les deux mains sur son manche à balai, Freddy le doigt sur la gâchette du vaporisateur (en plastique).
— Qu’est-ce que c’était ?
Ils descendent du tapis et se dirigent à pas feutrés vers l’entrée de sa salle. Une voiture passe dans la rue, comme de rien n’était. Puis deux autres. Ils continuent néanmoins à avancer sans lâcher leurs ustensiles de ménage jusqu’à se retrouver sur le trottoir. Rien ne semble justifier ce qu’ils ont entendu. Freddy lève la tête. Un panache de fumée blanche fend le ciel. Il le désigne à Eunice. Elle fronce les sourcils ; cela ne vient-il pas du jardin ? Elle entraîne Freddy à l’intérieur de la salle, se débarrasse de son balai et ouvre la porte de secours qui donne directement sur le square. Une drôle d’effervescence y règne. La Souffrière a-t-elle encore éternué ? Le Ginkgo hoche de la futaie ; ce n’est pas ça ; c’est le virus de la science qui a frappé.
La fumée se dissipe. Elle laisse place au spectacle d’une vingtaine d’adolescents en blouse blanche, masque et lunettes de protection sur le visage qui entourent les tables de ping-pong à l’évidence transformées en paillasse de laboratoire. Eunice et Freddy s’approchent. Le fils Martin les accueille.
— On a élu un nouveau pape !
— Un nouveau pape ?
— La fumée blanche sensei ! Pour une fois, on a laissé Lily doser le KMnO4. Elle a du mal avec les mesures fines. Quand on fait de la nitro, on évite.
Il rit. Le regard que lui lance Eunice lui fait ravaler son rictus.
— Ne t’inquiète pas sensei ! Elle va bien.
— Et l’explosion ?
— Un gars qui roulait sur la partie piétonne. Au dégagement de fumée, il a jeté son scooter dans le muret pour se planquer dans l’église. M’est avis qu’il ne repassera plus par là.
— Mais c’est quoi ce cours sauvage ?
— C’est la maire ! Elle veut que l’on fasse classe dehors pour freiner la contamination ; le prof de chimie en profite pour nous montrer des trucs limites en intérieur. C’est génial ! Juste ça caille un peu. S’il pleut, on a vu avec le curé. Il nous abritera à condition que l’on ne fasse pas nos expériences sur l’autel et qu’on évite de faire sauter Jésus.
— C’est vrai que nous en êtes capables !
Cette fois, c’est Eunice qui rit.
— Si vous voulez passer avec Lily après le cours, on est là, on nettoie un peu…
— Je vais la chercher, elle…
— Non, Fils. Laisse-la travailler. Tu l’embrasseras.
Il acquiesce. Freddy et Eunice retournent vers la salle. Une dame, masque sous le menton, les interpelle au pied du Ginkgo.
— Vous avez vu, ces jeunes ! Ils font leur drogue devant tout le monde maintenant ! La police est passée ; ils ne se sont même pas arrêtés. Et cette sécurité de la mairie qui regarde sans rien faire ! Des benêts à casquette !
— Ces enfants sont en cours de chimie, madame.
— À d’autres ! Vous avez vu l’alambic ? Mon grand-père n’en avait pas un de si beau.
Eunice hausse les épaules. Elle renonce. Elle n’a pas assez d’énergie pour gérer la bêtise caractérisée. Freddy prend le relais.
— Vous pouvez remettre votre masque sur le nez et la bouche, madame ; je crains qu’il n’y ait rien à picoler.
La dame ouvre grand la bouche pour protester. Le Ginkgo ne résiste pas au plaisir de laisser tomber un fruit qu’un battement d’ailes de Corneille fait atterrir juste entre ses dents. Elle croque, et crache. Eunice lève le bras. Les deux inspecteurs de sécurité de la Ville qui surveillaient la classe en plein air s’approchent. Ils observent la dame qui crache encore pour se débarrasser de l’amertume du tégument. Ils la connaissent. Elle n’a pas son pareil pour signaler à la mairie les faits les plus anodins alors que leur mission de tranquillisation a bien d’autres ménagères à fouetter ! Le plus âgé lui fait une sorte de salut militaire.
— Bonjour madame. Ayant constaté en flagrance avec mon collègue votre souillure de l’espace public, en vertu de mon assermentation et de l’article R634-2 du Code pénal, je me vois contraint de vous dresser un procès-verbal pour amende forfaitaire de 135 euros. Je vais vous demander une pièce d’identité.
La dame rouvre la bouche. Le Gingko lâche un nouveau fruit. La Corneille bat des ailes. Avant que la dame ne referme la bouche, le fruit tombe tout droit dans son gosier. Elle s’étouffe. Freddy se réjouit de lui donner de grandes claques dans le dos pour lui faire régurgiter le fruit qui ressort à l’horizontale pour s’écraser un peu plus loin dans l’herbe.
— Extraballe !
Qui a osé faire ce commentaire-là devant le terrible spectacle de cette pauvre femme en péril ? Le Gingko, la Corneille, Eunice, Freddy et les deux inspecteurs de sécurité regardent alentour. Jésus en croix leur fait un signe depuis l’église. Ont-ils bien vu ? Ils sont assez impies pour cela. La dame tousse encore. Chacun estime que la sanction est suffisante. Ils la plantent là, si le Gingko peut ainsi dire. Il adore ce genre de blague, à l’instar de Jésus en croix qui ne rate pas une occasion de clouer le bec de la Corneille. Qu’ils sont facétieux au square W ! Les usagers s’en régalent, au moins ceux qui ont le cœur assez ouvert pour en avoir conscience.
Eunice et Freddy sont de ceux-là. Ils promettent de vite revenir pour une séance de remise en forme et rejoignent l’intérieur de la salle de sport. Eunice inspecte la large baie vitrée qui jouxte les appareils de musculation. Freddy s’approche. Elle palpe l’encadrement en PVC.
— Il faudrait tout casser et…
— Tu oublies tout de suite !
— Pourquoi ?
— Ça va nous coûter un bras et on ne sera toujours pas considérés comme en extérieur.
— Et si on construit une estrade sur les places de stationnement, comme une terrasse de resto ?
— L’espace du square ne te suffit pas ?
— Dès qu’il fait beau, il y a du monde. On a trois places, ça fait environ 30 m2…
— Trois places de stationnement, c’est la surface de mon logement ?
— Oui.
— Déjà que j’ai du mal avec les voitures… Rien que pour ça, je t’aide à monter le dossier de demande d’autorisation. J’ai un amant charpentier, il nous dira comment faire et je négocierai les prix. Et si on ne peut pas y organiser la gym ou le judo, on installera une buvette !
— Avec des glaces ?
Ils n’ont pas entendu Lily et le Fils Martin arriver. La conversation se poursuit à l’intérieur de la salle. Freddy sort du frigo une citronnade maison et Eunice s’excuse de ne rien avoir pour le goûter.
— Tinquiète sensei ! De toute façon on mange trop.
Ces enfants sont si raisonnables…
— La planète flambe, sensei !
— Elle n’est pas à une gourmandise près.
— Elle, non, mais nous, certainement.
Trop raisonnables… Eunice leur raconte la revanche du Gingko et de la Corneille en espérant leur montrer la voie de la rébellion. Ils rient, surtout Fils à l’évocation de la réplique de Jésus en croix. Il a déjà vu cette femme au square, un clone de sa mère. Il ne remerciera jamais assez les parents de Lily de l’accueillir ; même si leurs relations se sont apaisées, il ne pourrait pas retourner chez elle.
— N’empêche sensei ; être raisonnable, ce serait plutôt se gaver de sucreries plutôt que d’y renoncer.
— Comment ça ?
Lily prend le relais.
— Tu vois les choses du siècle dernier, sensei. Dans le modèle postcolonial d’opulence qui a bercé ton enfance, consommer à gogo sans se poser de questions avec l’idée que le plus est le mieux, l’ascétisme est vécu tel un machin triste et le raisonnable est celui s’oppose au « trop » dans une sorte de sagesse inspirée des privations de la Guerre. Aujourd’hui, on est dans le paradigme inverse ! Celui qui est raisonnable, c’est celui qui se conforme à la société productiviste du toujours plus (un suppôt du libéralisme, en somme) en achetant tout et n’importe quoi et accumule croyant que cela fera richesse, un peu comme ces gens qui se ruent chez Lidl pour bénéficier de promos sur des trucs dont ils n’ont pas besoin mais qui font style [prononcer à l’anglo-saxonne, NDCy]. Le rebelle, c’est celui qui résiste en pensant qu’un goûter n’est pas forcément nécessaire et qui tire son plaisir dans sa capacité à ne pas céder à l’appel du sucre superfétatoire. Tu me suis ?
Eunice ouvre grand les yeux. C’est Lily qui parle ainsi ? sa Lily ? cette petite fille espiègle et tendre qui tremblait à l’idée de faire un randori ? Oui, c’est bien elle. Mais pourquoi se poser la question ? Cela ne lui ressemble-t-il pas de porter un regard novateur sur l’ordre établi ? Si, beaucoup, mais il est toujours déconcertant de prendre conscience combien un enfant a grandi.
— Oui… Mais… Tu me traites de vieille, c’est ça ?
Lily rougit.
— Ça dépend si tu équipes ou non le dojo de panneaux solaires et autres dispositifs pour le passer en énergie positive.
— Mais on n’a pas besoin de ça, ma chérie ! C’est toi, mon énergie positive !
Euncie attrape la petite fille qui n’en est plus une et la serre fort contre elle.
— On fera tout ce que tu veux, Lily, et on se gavera de gâteaux, de sucre et de chocolat même quand on n’a pas faim ! Si tu trouves ça trop ringard, tu diras que c’est pour faire plaisir à ta vieille professeure de judo que tu en manges, qu’elle est si acariâtre que tu n’oses pas refuser. Ça te va ?
Lily opine en restant dans les bras de Eunice. Le Fils Martin rigole.
— Ne te bile pas, sensei ! Elle voulait juste un prétexte idéologique à un câlin. Et là, tu ne peux pas dire que c’est raisonnable, même dans le modèle libéral postcolonial. Surtout pas…
Sitôt la terre tremble. La Souffrière ? C’est sa façon à elle de les obliger à se rapprocher encore jusqu’à former une concrétion de chair, Eunice, Lily, Fils et Freddy. Ne devrait-elle pas plutôt les faire se disloquer ? Le virus est si retors. S’il se glissait là, ce serait… ce serait… Qu’importe ! La tendresse plaide pour cinq minutes l’état de nécessité.



Cy Jung, 2 avril 2021®.

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