[e-criture]

[#97] La dame qui va voir les moutons (V-01)



Cy Jung — [#97] La dame qui va voir les moutons (V-01)

[Le prétexte] Je marche vite. Devant moi une dame traîne sa poussette de marché. Je ne remarque pas qu’elle est au téléphone mais, au moment où je la double, j’entends.
— Ah ! ben puisque c’est comme ça, t’as qu’à aller voir les moutons.


Petit rappel liminaire

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[La nouvelle]
Petit Mouton se souvient toujours avec beaucoup d’émotion de ces mains épaisses qui l’ont délicatement posé dans le carton aux côtés de ses frères Petit Mouton avant de rejoindre la gift-shop qui scellerait le destin de chacun. Avant ça, elles l’avaient caressé, vérifié les coutures et examiné l’étiquette avec toute la délicatesse requise. Cela l’avait consolé des grosses aiguilles des machines qui avaient assemblé les tissus pour lui donner forme dans un rythme saccadé, transporté de l’une à l’autre par un tapis roulant inconfortable dont il avait eu mille fois peur d’être éjecté. Il ne pouvait pas dire qu’il avait eu mal ; sa conscience était encore altérée par le manque de finitions. Mais cela avait été très désagréable, à l’opposé de ce baiser piquant de barbe posé entre ses deux oreilles, suivi d’une gentille tape sur l’étiquette, avec ces mots qui auguraient une belle vie.
— You are good for love, Little Sheep.
L’amour. Frais émoulu des machines à coudre, il ignorait de quoi il s’agissait mais son cœur en ouate état assez garni pour que la chose lui semblât une évidence. Cela n’avait d’ailleurs pas été une mince affaire. À la sortie du tapis roulant, il n’était encore qu’une peau, soyeuse et flasque, avant que des doigts véloces n’écartassent impudiquement les pans de son ventre pour l’emplir de filoselle du museau jusqu’au bout des onglons. Une fois l’ultime couture réalisée, il était dodu-joufflu à souhait, avec la sensation que son corps recelait une douceur inversement proportionnelle à la force qu’il avait fallu pour lui donner ce parfait allant. Cela allait-il lui conférer une place particulière dans le monde ? L’un de ses frères Petit Mouton le lui confirma pendant le voyage à l’arrière d’un énorme camion.
— Humans are pigs.
Petit Mouton ne répondit pas. Il n’était pas sûr de bien comprendre le lien entre les cochons, les humains et l’amour. Il avait également la conviction que la parole lui serait encore difficile. Il avait tant à apprendre, ce d’autant qu’il ignorait quelle langue il aurait à parler car il se racontait à l’usine que certains Petit Mouton partaient à l’étranger, ramenés dans leurs bagages par des touristes. Pendant le transport, un autre avait dit qu’ils pouvaient être choisis pour un adulte ou un enfant. Quel était le meilleur ? Il n’avait encore jamais vu d’enfants. C’était difficile de se faire un avis. Il espérait, quoi qu’il arrivât, que l’amour auquel il était destiné pourrait s’accorder de tout sans avoir à lutter pour s’épanouir au milieu des humains, ces êtres qui semblaient doués pour tout et son contraire.
Après un court trajet et un débarquement chaotique du camion, le carton atterrit dans les bras d’une femme qui installa fissa Petit Mouton et ses frères sur une étagère vide de tout autre. Ils étaient si beaux, alignés comme à la parade telle une armée prête pour l’amour, quoi qu’il en coûtât. Petit Mouton eut la chance de se retrouver sur la dernière rangée près du mur, ce qui allait lui permettre se nourrir à loisir de chaque information qu’il glanerait avant de rejoindre sa prochaine destination. Au moins, le croyait-il ! À peine une heure après avoir été posé là, il entendit une voix féminine s’exclamer dans une langue qu’il ne connaissait pas.
— Tu as vu, chérie ! Ils sont si choux !
— Cela fera un super cadeau pour la ménagère de Caddie. Elle adore les peluches.
— Et celles-ci sont en produits bios. Cela lui plaira.
Sur l’étagère devant lui, ses frères Petit Mouton s’étaient redressés, bandant du sourire, espérant être l’élu qui serait emmené par ces deux fringantes quinquagénaires venues de l’autre bout de la planète découvrir la Nouvelle-Zélande en camping-car. Qu’est-ce que cette perspective était excitante ! Petit Mouton, lui, observait, l’air serein de ceux qui savaient que leur destin est tracé et qu’il n’y avait jamais nécessité à le forcer tant que l’on reste soi-même.
Un Petit Mouton de la première rangée fut alors approché par l’une mais l’autre l’arrêta.
— Regarde mieux, chérie. Tout au fond.
N’étaient-ils pas tous pareils ? Deux grands yeux percèrent l’alignement de frères Petit Mouton avant de se poser, lumineux, sur Petit Mouton.
— Oh ! oui ; tu as raison. Il est là.
La main se glissa jusqu’à lui, caressa sa joue avant de le soulever et le sortir de l’étagère. Un baiser sitôt fusa entre ses deux oreilles.
— C’est lui !
C’était elles ? Pas encore. Le chemin de l’amour est long même quand il n’est que peu parsemé d’embûches. Il fit d’abord un voyage de trois mois à travers son pays qu’il visitât posé sur le tableau de bord du camping-car de ses passeuses. La nature était si belle, si majestueuse ! Parfois, il se surprenait à se tapir derrière la vitre du pare-brise par peur qu’elle ne l’emportât au firmament de sa splendeur. Cela n’aurait-il pas été un heureux destin ? Sans doute, mais Petit Mouton aimait le contact des humains, notamment de ces deux femmes qui l’avaient choisi à la gift-shop (sous l’influence de l’esprit de Caddie, ce qu’il n’entrevit que beaucoup plus tard) et il était impatient de découvrir leur pays et tous ces amis dont elles n’avaient de cesse de parler.
Après la Nouvelle-Zélande, ils avaient rejoint l’Australie, pays de Petit Koala, son futur parrain qui l’attendait à Paris, en France. Après quelques semaines de périple, toujours en camping-car, et quelques nuits dans de grands hôtels où le lit était si vaste que Petit Mouton craignait de s’y perdre, il atterrit à Roissy où un douanier avenant lui souhaita la bienvenue. À l’arrivée, il prit sitôt le train puis une automobile avant d’atteindre sa véritable destination : une étagère de la bibliothèque d’un salon alpin. Ce fut à l’occasion d’une soirée de projection de diapositives, quand l’une d’elles le montra installé sur le tableau de bord du camping-car, qu’il comprit aux commentaires qu’il n’était pas au bout de sa route.
Qu’allait-il arriver ? Il n’en était pas inquiet et profita de cette étape pour se perfectionner dans la langue du pays. Il était en face de la télévision et se régalait de tout, même le plus exaspérant (et il était légion !) tant l’amour présidait à son appréciation du monde. Il n’y avait pas une journée sans qu’il ne reçût baisers, caresses ou compliments. Il aurait pu rester là, heureux, sa vie entière mais il demeurait impatient de retrouver cette merveilleuse destination que ses passeuses lui promettaient régulièrement. Paris ! il allait vivre à Paris, chez une écrivaine et judoka, une certaine Louisette Saille-Djougue.
Quand il y arrivât, il fut accueilli avec tant de sourires qu’il ne se rendit pas compte de la grimace que lui fit le fameux Caddie peu habitué à partager les attentions de sa ménagère albinos. La moue disparut à la vitesse des roulettes alors qu’émergeait sa conscience d’avoir fait le bon choix dans la gift-shop. D’emblée, ils furent les meilleurs amis du monde ; ils passaient leurs journées à jouer au foooot, une manière très particulière de faire équipe pour mener l’amour au but. Grâce à la bande qui vivait là, ils communiquaient avec d’autres fooooteux de Paris, surtout une équipe de geek menée par Petit Koala avec qui Petit Mouton partageait ses souvenirs des terres australes.
Caddie les connaissait par sa ménagère, amie d’une femme que la Cocotte enchantée affublait du drôle de nom de Principalate. Petit Koala, plus âgé que Petit Mouton, l’avait d’emblée pris sous son aile et ne manquait pas de lui dispenser des conseils avisés sur la vie parisienne. Il le renseignait sur ce dont il fallait se méfier, confiant à Caddie une mission permanente de garde du corps. Tous communiquaient à distance, par l’amour, le fooot et le réseau Internet dont Petit Koala était un maître. Ils se voyaient de temps en temps mais Petit Mouton aurait bien voulu que tous vécussent ensemble.
Ce n’était pas si simple, les humains cohabitant sur d’autres motifs que l’amour même s’ils en cultivent la fable. Petit Koala l’avait bien compris mais peinait à l’expliquer à Petit Mouton dont le cœur était si pur et si tendre qu’aucune adversité n’arrivait à s’y faire entendre au point de ne pas souffrir d’un désir inassouvi. Tout était donc pour le mieux dans le meilleur des mondes quand un très grand malheur survînt. La bande geek appela au secours, il fallait sauver la Pincipalate ! Sitôt, Caddie et Petit Koala organisèrent d’interminables palabres au square W. Enfin, à la troisième nuit, la solution apparut évidente… Une voix toute frêle interrompt ses pensées.
— À quoi tu rêves Petit Mouton ?
— À maaaaaa feuille de maaaaaaaatch, Petit Agneau des Prés salés, comment je suiiiiiiis venuuuuu làààààà.
— Y a des buts et des pénos ?
— T’as tout compris, Petit Agneau des Prés salés ! C’st’qu’t’un vrai crack !
Sitôt, Petit Mouton refait le début de l’histoire puis en reprend le cours, expliquant comment la Principalate a été gravement blessée du genou et qu’il a fallu lui en couper un morceau pour le rafistoler. Petit Agneau des Prés salés frémit.
— Ça fait mal ?
— Tr*èèèèè*s m*aaaaaa*l !
— C’eeeeeest coooooomme ça qu’on est devenuuuuu dooooocteur avec Caddie, pour preeeeeendre soin en pluuuuus de l’amooooour.
— C’est beau !
— Plus qu’tu n’crois Petit Agneau des Prés salés ! La ménagère d’Caddie a proposé qu’Petit Mouton aille dans l’grand’clinique sous l’neige pour veiller sur l’Principalate.
— Dans la neige ? Ça fait peur !
— C’est juuuuuuste un peu froiiiiiid.
— Et c’est tr*èèèèèè*s be*aaaaaa*u !
— À la cliniiiiiiique, on a biiiiien faiiiiiit câliiiiiiin et fooot.
— C’st comme ça qu’Petit Mouton est arrivé ici. La ménagère d’Caddie a proposé qu’il reste chez nous. C’tait sa manière à elle d’tre toujours près d’nous.
— C’est enc*ooooooo*re plus be*aaaaaa*u que la ne*iiiiii*ge !
La sentence leur tire un silence ému.
— Tout est amour, alors ?
— Tout, Petit Agneau des Prés salés, sa*uuuuuu*f le m*ïiiiii*nus !
— Noooon, Copain Mouton, on s’est troooooompés. Il faut l’aimer et paaaaas le tuuuuuer.
— Mais il rend malade !
— Ouais, mais c’n’st pas une raison. On doit changer d’stratégie médicale ; on va l’inviter au fooot et il n’attaquera plus les gens ; au contraire, il leur donnera l’buuuut.
— C’est une fausse brute, comme Caddie ?
Avant que Petit Koala ne puisse répondre, deux coups de sonnette les font sursauter.
— Ouafqui va ouaflà ?
La Principalate, sans se soucier de leur conversation, va ouvrir la porte, ravie de l’arrivée du facteur qui lui remet un précieux colis en main propre.
— Ça ne ouafsonne pas trois ouaffois, les ouaffacteurs ?
Délégué par la bande, Helgant s’approche. Sa maîtresse a l’air tout excitée. Elle prend le petit colis en photo, le décachette et… une espèce de tornade diaphane sort du paquet, un mixte entre le génie de la lampe d’Aladin et la fumée blanche de la chapelle Sixtine. Avant qu’il n’ait le temps d’aboyer de nouveau, Helgant sent une main lui caresser le museau puis se tendre vers la Principalate pour l’empêcher de tomber sous l’effet de souffle.
— Excuse-moi, je maîtrise encore mal les pouvoirs qui me sont conférés. Depuis que les pages de mon livre ont été décollées, j’ai tant à aimer que je ne contrôle rien. Les Mouton, c’est ici ?
— Oui, ils sont là.
— Mes amours !
Tant de baisers fusent qu’ils en restent cois. Mais qui est-ce ? On dirait Lily, pourtant…
— Je suis Kito.
Kito ?
Kito.



Cy Jung, 5 mai 2021®.

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[#00] Titre de la nouvelle (V-00)

[#01] La dame qui pleure à la sortie du métro (V-01)

[#02] C’est l’auteur qui m’a repérée (V-01)

[#03] Le banc de la rue d’Alésia (V-01)

[#04] L’homme qui titube dans l’Escalator (V-01)

[#05] Un gros Petit Jésus, pour la crèche (V-01)

[#06] La serveuse d’un restaurant près de Beaubourg (V-01)

[#07] L’homme au chapeau de François Mitterrand (V-01)

[#07] The man with François Mitterrand’s hat

[#08] Le démarcheur qui ne babote pas (V-01)

[#09] La petite fille et son papa (V-01)

[#10] Le couple qui ne se parle pas (V-01)

[#11] La voix qui filtre à travers la porte (V-01)

[#12] L’homme qui perd son pantalon (V-01)

[#13] La dame que j’invite à aller courir (V-01)

[#14] L’homme qui ne réclame rien (V-01)

[#15] La grand-mère et sa petite fille (V-01)

[#16] Le gars en vélo qui dit « Je t’aime ! » (V-01)

[#17] La dame qui n’a jamais fait ça (V-01)

[[#18] Le papillon qui vit dans ma cuisine (V-01)

[#19] L’aveugle qui attend des amis (V-01)

[#20] L’homme qui n’est pas Jeanine (V-01)

[#21] La maman qui aime sa fille (V-01)

[#22] Les trois filles et le garçon qui rentrent du travail (V-01)

[#23] Le couple qui regarde un film dans le train (V-01)

[#24] La médecin qui retourne dans son pays (V-01)

[#25] Le garçon qui veut lui faire une profondeur (V-01)

[#26] La postière qui pense que j’ai changé de coiffure (V-01)

[#27] L’homme qui massacre son casque audio (V-01)

[#28] Le lycéen qui va laisser son sang par terre (V-01)

[#29] L’adolescente qui jongle avec les lignes (V-01)

[#30] La femme dont ce n’est pas la faute (V-01)

[#31] Les lombaires qui se prennent pour de longs baisers (V-01)

[#32] Le jeune homme qui me propose un truc (V-01)

[#32] La femme qui féminise « connard » dans le métro (V-01)

[#34] L’homme qui veut tuer quelqu’un pour moi (V-01)

[#35] L’ouvrier qui a des allergies (V-01)

[#36] Le junkie qui me rend mon sourire (V-01)

[#37] L’éditrice qui me souhaite de bonnes vacances (V-01)

[#38] La maman qui trouve des solutions (V-01)

[#39] L’homme qui regrette son achat (V-01)

[#40] La femme qui est propre sans être vierge (V-01)

[#41] L’amie qui a des couilles dans le ventre (V-01)

[#42] Les jeunes gens qui ont peur de moi (V-01)

[#43] Le soutien-gorge abandonné dans le métro (V-01)

[#44] Le fêtard qui rentre du réveillon (V-01)

[#45] La corneille qui déroule avec moi (V-01)

[#46] La jeune fille qui ne veut pas se faire couper en morceaux (V-01)

[#47] La dame qui a l’odorat très développé (V-01)

[#48] L’ambassadrice de tri qui sonne à la porte (V-01)

[#49] La vieille dame qui doit rester chez elle (V-01)

[#50] La maman qui a mal au cœur (V-01)

[#50] The mum who is heartbroken (V-01)

[# 51] L’homme qui ne répond pas au téléphone (V-01)

[#52] Les judokas qui font des têtanus (V-01)

[#53] La femme qui a fait un gosse insupportable (V-01)

[#54] La dame qui est au téléphone (V-01)

[#55] La bibliothèque qui ferme dans vingt minutes (V-01)

[#56] Le SDF qui n’aime pas le violon (V-01)

[#57] La banane qui donne l’heure (V-01)

[#58] Le quartier qui est sympa (V-01)

[#59] La petite fille qui court devant sa poussette (V-01)

[#60] La fille qui n’est pas vraiment du Béarn (V-01)

[#61] L’hélico qui assure l’ambiance (V-01)

[#62] La très vieille dame qui se lance un défi (V-01)

[#63] Les orties qui vont me pousser dans l’estomac (V-01)

[#64] Les deux hommes qui chantent le soleil d’été (V-01)

[#65] La pluie qui va pleurer (V-01)

[#66] La baguette qui raye le toit de la voiture (V-01)

[#67] Le smoothie qui dégrafe la ceinture du pantalon (V-01)

[#68] La jeune fille dont la coiffure est mal faite (V-01)

[#69] La femme qui fait du foot comme Pénélope Fillon (V-01)

[#70] La dame qui doit revoir son amant le 2 mars (V-01)

[#71] Le gars qui nous laisse tranquilles une semaine (V-01)

[#72] Le truc qui est mal collé, là (V-01)

[#73] La dame malvoyante qui parle avec tout le monde (V-01)

[#74] – Le papa qui ne répond pas (V-01)

[#75] La balle dans la tête qui ne tue pas (V-01)

[#76] La laverie qui fait déclic (V-01)

[#77] La baffe qui passe, et celle qui ne passe pas (V-01)

[#78] Le garçon qui ne lui dit pas qu’elle est belle (V-01)

[#79] L’anesthésiste qui va convulser (V-01)

[#80] La jeune femme qui fait quelque chose avec son orteil (V-01)

[#81] La fille qui cherche un autre truc (V-01)

[#82] Les trois hommes qui cherchent un sex shop (V-01)

[#83] Les enfants qui font base (V-01)

[#84] Les deux jeunes gens qui se captent (V-01)

[#85] — La jeune fille qui cherche à perdre du poids (V-01)

[#86] — L’homme qui est vivant (V-01)

[#87] Le quoi qui n’a pas de magasins dedans (V-01)

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[#89] Ce que l’on ne fait qu’à Nice (V-01)

[90] Les deux femmes qui traversent la rue (V-01)

[#91] Le chien qui a la courante (V-01)

[#92] Les jambes qui n’ont pas d’artère (V-01)

[#93] La femme qui veut acheter des savons (V-01)

[#94] Les deux enfants qui se chamaillent (V-01)

[#95] La petite fille qui pense à sa mort (V-01)

[#96] L’oiseau qui se fout de sa gueule (V-01)

[#97] La dame qui va voir les moutons (V-01)

[#98] Le chien qui ne mange pas les enfants (V-01)